02/07/08

La nouvelle tendance : produire sa propre électricité


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Avec l’arrivée de l’été et la hausse constante du prix des énergies, de plus en plus de particuliers investissent dans l’achat de panneaux solaires pour produire leur propre électricité et ainsi économiser. En effet, produire son énergie est non seulement écologique, mais c’est aussi très économique. Cela, s’explique notamment par la mise en place de nombreuses aides financières afin d’inciter les propriétaires à équiper leur bâtiment.

  • Le photovoltaïque en forte croissance

Les trois énergies renouvelables les plus utilisées en France sont l’hydraulique, l’éolien et le solaire. Néanmoins, le solaire demeure l’énergie la plus accessible aux particuliers, car raccordée au réseau, très facilement adaptable à leur habitat et très simple d’utilisation. Cela explique en partie, cet engouement nouveau des français pour ce type d’énergie et le développement croissant de ce secteur. Pendant longtemps, le photovoltaïque été uniquement utilisé pour fournir de l’électricité à quelques sites isolés, sans raccordement au réseau. Ce qui aurait permis une utilisation plus massive de ce type d’électricité verte, comme c’était déjà d’ailleurs le cas, en Allemagne ou en Californie par exemple. Ce n’est qu’en 2006, avec la mise en place d’un tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque privilégiant « l’intégration au bâti », que le marché s’est réellement développé. Essor quia été encore plus marqué en 2007. Et même si il est vrai que la France est encore loin des résultats de ses voisins européens, cette forte croissance du secteur solaire reste très encourageante. En effet, les objectifs que la France s’est fixée pour 2010, seront déjà atteints dés 2008 et à cette allure, la France figurera parmi les leaders mondiaux du secteur photovoltaïque en 2018.

  • Fonctionnement et utilisation des panneaux solaires

Les installations photovoltaïques sont composées de « modules solaires », d’un « onduleur » qui transforme le courant continu en courant alternatif, et de deux compteurs qui mesurent la production et la consommation d’électricité. L’onduleur a aussi pour rôle d’adapter le courant : il le transforme, mais le coupe également, si le réseau de l’installation est mis hors tension. De plus, une enveloppe (un verre), très fragile, protège le matériau utilisé pour la conception des panneaux solaires. De taille moyenne, les panneaux solaires installés grâce à des capteurs fixés sur le toit qui vont transformer l’énergie solaire, fonctionnent de manière autonome. De préférence, on place les panneaux solaires sur le toit, pour des raisons de sécurité et aussi, parce que l’inclinaison du toit correspond à celle optimale (30°) pour leur bon fonctionnement. Il est néanmoins nécessaire de veiller à la bonne orientation des panneaux photovoltaïques (sud, sud ouest ou sud est), et à ce qu’aucuns éléments ne viennent gêner leur exposition au soleil (par exemple, une cheminée). Enfin, concernant l’intégration architecturale des panneaux aux bâtiments, deux options sont possibles : soit, on les superpose au toit, c’est-à-dire qu’on les fixe sur un toit déjà existant. Ou bien, on peut, à l’aide d’un architecte, les intégrer lors d’un agrandissement ou d’un rehaussement.

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  • Les avantages du photovoltaïque

L’un des avantages majeur des panneaux photovoltaïques, en comparaison aux autres types d’énergies renouvelables les plus utilisées, est qu’ils peuvent être utilisés partout et sur tout type de bâtiment ; autant dans le Nord que dans le Sud de la France (en augmentant le nombre de capteurs pour les régions les moins ensoleillés), et autant en ville sur des logements collectifs, qu’à la campagne sur des logements individuels. De plus, le solaire permet d’avoir du courant continu sans incidences négatives sur l’environnement. Utiliser ce système de production d’énergie, est donc non seulement, simple et pratique, mais aussi, écologique et économique. En effet, utiliser ce type d’énergie permet de réduire notre production de déchets dangereux, nos émissions de gaz à effet de serre et de « récupérer et recycler les effluents » nécessaires à leur fabrication. Cela sans compter que la durée de vie de ce type d’énergie est de 25 ans et plus et que tous les éléments constituants les panneaux, sont tous recyclables. Néanmoins, un des reproches que l’on peut faire à ce type d’énergie, concerne ses méthodes de production. En effet, les panneaux sont fabriqués par des usines de silicium qui utilisent une grande quantité de charbon, et la production de leur batterie nécessite beaucoup de matériaux lourds. Mais ce facteur reste tout à fait améliorable et ne peut nullement mettre en doute les effets positifs à long terme, de l’utilisation de panneaux photovoltaïques. Car, une installation photovoltaïque de 20m2 c’est 100kg de CO2 non rejeté chaque année dans l’atmosphère.

Outre des avantages écologiques, les panneaux solaires présentent également des avantages financiers, dont l’accès à des aides et des subventions. Par exemple, lorsque vous choisissez d’équipez votre résidence principale, un crédit d’impôt de 50% (subventions déduites) et une TVA à 5,5% (sous certaines conditions) pour l’achat du matériel, vous seront accordés. L’ADEME accorde également des aides et subventions pour la pose de générateurs photovoltaïques en cas d’opérations groupées (plusieurs particuliers qui s’équipent). Enfin, autre avantage, le fournisseur d’électricité a obligation d’acheter l’électricité photovoltaïque, dont le tarif varie en fonction notamment, de l’intégration ou non des capteurs au bâtiment. Le raccordement au réseau se fait en plusieurs étapes qui requièrent du temps et de la patience. C’est pourquoi, le recourt à un spécialiste est fortement conseillé, cela, afin de vous guider dans vos choix et vous garantir un système performant et rentable. Une maison « à énergie positive », c’est la maison de demain qui combine à la fois les caractéristiques d’un bâtiment passif, couplées à un système générateur d’énergie tel que les panneaux photovoltaïques.

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Camille Boudes

Service Communication et Documentation

Tuvallu –Immobilier et rénovation basse énergie-


Source utilisée pour la cet article : Revues : La maison écologique (n°45 Juin-Juillet 2008) et Futur e-maison (numéro Juin 2008)

19/05/08

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01/04/08

Energies renouvelables : la vraie solution au défit climatique ?


Aujourd'hui le réchauffement climatique est une réalité, et pour remédier à ce problème grave plusieurs solutions s'offrent à nous et nous sont fortement conseillées. Les énergies renouvelables se posent comme une des meilleures solutions au niveau mondial, contre le réchauffement climatique et l'épuisement des réserves de pétrole. Néanmoins, même si on nous incite fortement à aménager notre habitat avec ses différentes énergies dites "vertes", ne pas les utiliser à bon escient revient à dépenser plus pour payer plus.


  • Energies renouvelables : pas si vertes et bien trop faibles

Des études récentes tendent à mettre en évidence le fait que les énergies renouvelables qualifiées d'énergie "vertes", parce que présentant des qualités écologiques indéniables (non productrices de CO2 et inépuisables), ne le sont pas (actuellement) autant qu'on le croit.

En effet, si on regarde de plus prés les méthodes de production de ces énergies on se rend bien vite compte que celles-ci sont loin d'être parfaitement écologiques et économiques.

Le constat général que l'on peut faire concernant toutes les énergies vertes, c'est qu'une production non négligeable de CO2 (et autres polluants) sont nécessaires pour la fabrication des systèmes d'énergies renouvelables.

Par exemple, pour construire une éolienne il faut fournir une grosse quantité de ciment et d'acier qui sont des éléments dont la production ne se fait pas de manière écologique. De plus, les éoliennes consomment beaucoup plus d'acier pour produire une puissance énergétique égale à celle produite par une centrale nucléaire : "Pour produire 1 gigawatt de puissance, les éoliennes consomment 360 tonnes de béton et 125 tonnes d'acier". (cf : Science et Vie - Dossier noir des énergies vertes - Mars 2008).

Cela, en considérant que l'acier est plus émetteur de CO2 que le béton et que seulement 60 tonnes d'acier sont nécessaire pour une centrale nucléaire.

On retrouve d'ailleurs le même problème concernant les panneaux solaires photovoltaïques ; ils sont fabriqués pour la majorité à base de silicium. Le silicium, abondant sur Terre sous forme de sable, doit être transformé (fondu et recristallisé) ce qui utilisent une grande quantité d'énergie fossile, et éventuellement, la production de leur batterie nécessite beaucoup de matériaux lourds.

Ces deux exemples, qui touchent deux types d'énergies écologiques très utilisées aujourd'hui par un grand nombre de personnes, nous montre bien que finalement toute énergie renouvelable est en fait émettrice de CO2.

Mais attention à ne pas faire d'amalgame non plus, ce que l'on veut souligner ici c’est que les énergies vertes n'émettent pas de CO2 (par nature) mais qu'en contrepartie, elles génèrent des émissions de CO2 obligatoires pour les produire.

Les études menées sur les modes de production des énergies "vertes" montrent que non seulement ces énergies sont produites sans souci d'écologie, mais que ces modes de production ont aussi à terme, des effets très néfastes sur l'environnement et notre qualité de vie (la production de biocarburants entraîne une déforestation,

et les éoliennes une pollution visuelle).

Cependant, il faut bien avoir conscience que ces vices cachés attribués aux énergies renouvelables ne sont applicables qu'aux modes de production et de mise sur le marché actuels, et non (nous l'espérons), futurs.


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L'autre inconvénient majeur des énergies renouvelables est qu'elles ne pourront subvenir aux besoins énergétiques futurs de la planète. En effet, les propriétés actuelles des énergies renouvelables font qu'elles produisent aujourd'hui une trop faible densité énergétique, en comparaison aux autres types d'énergies non écologiques.

Il est vrai que le taux de croissance du solaire photovoltaïque et de l'éolien est en nette augmentation et ne cesse de croître néanmoins, ces deux types d'énergies demeurent beaucoup moins puissant que le nucléaire, l'uranium, ou encore, l'hydrocarbure ; "Il faut 10 hectares à une centrale nucléaire pour concentrer une puissance de 1,5 GW et la même puissance d'éoliennes consomme 18700 hectares" (cf: science et vie n°1086 Mars 2008).

Le problème ne vient donc pas de l'utilisation ou non de ces énergies, mais bien des capacités énergétiques qu'elles permettent.

Les deux points faibles mis en avant ici sont donc que les énergies renouvelables à l'heure actuelle ont non seulement une densité énergétique trop faible mais, autre facteur, elles sont toutes trop dépendantes du facteur climat ; les éoliennes ne fonctionnent qu'en cas de vents, les panneaux solaires, seulement si il y a du soleil, et la biomasse ne peut être produite uniquement si la forêt se régénère. Le fait que ce type d'énergie ne puisse garantir une puissance régulière a pour conséquence de fragiliser l'ensemble du réseau.

Concrètement pour limiter les effets du réchauffement climatique, il faut que la concentration atmosphérique en équivalent CO2 baisse, et donc qu'il y ait une décroissance des émissions dés aujourd'hui. Cela semble très compromis du fait de l'amélioration du niveau de vie spécialement dans les pays du Sud, et donc de la demande croissante en énergie.

Si les systèmes utilisés par les énergies renouvelables restent les mêmes qu'aujourd'hui et, même si l'utilisation de ce type d'énergie s'accroît, les énergies renouvelables d'ici dix ans ne représenteront au mieux, qu'un tiers des énergies totales utilisées.

C'est pourquoi de fortes améliorations sont indispensables pour rendre leur impact sur l'environnement plus important.


  • Energies renouvelables : la nécessaire condition d'innovation


Les énergies renouvelables ont besoin d'innovations technologiques pour accroître leur efficacité et ainsi, diminuer leurs coûts.

Les chercheurs ont à l'heure actuelle trois axes principaux de recherche concernant les énergies vertes :

  • le rendement
  • le stockage de l'énergie
  • l'amélioration des réseaux

La révolution possible concernant les éoliennes et le solaire serait de pouvoir stocker leur production énergétique (par jour de grand vent ou de fort ensoleillement) et de l'utiliser les jours où ces appareils ne fonctionnent pas.

Les autres innovations en cours de développement concernent, le développement de réseaux bidirectionnels où le consommateur serait à la fois, consommateur et producteur.

C'est-à-dire que le tarif du KW/H fluctuerait d'heure en heure et les personnes choisiraient selon leurs besoins et le prix de l'énergie à un moment donné, d'acheter du courant ou de le revendre.

Ce type de réseaux permettrait aussi aux utilisateurs de stocker l'énergie produite par leurs panneaux solaires pendant la journée dans une batterie et d'ainsi, faire fonctionner leur téléviseur le soir.

Il s'agirait en fait d'un système collaboratif où les utilisateurs s'organiseraient selon leurs besoins et leur budget, et pourraient acheter ou vendre de l'électricité.

On qualifie ce nouveau système virtuel de réseau "intelligrid", réseau intelligent, qui actuellement à l'étude, suscite beaucoup d'intérêt mais nécessite aussi malheureusement, énormément de moyens. Cela afin de sécuriser le réseau et de pouvoir communiquer avec le réseau.

Au travers de ces exemples de projets et d’innovations en cours d'étude, on se rend compte que même si les énergies renouvelables sont loin d'êtres parfaites, elles représentent les clés essentielles de notre avenir.

C'est pourquoi, il est urgent et nécessaire de soutenir la recherche dans ce domaine (comme cela n’a pas toujours été le cas) afin que les énergies renouvelables soient en mesure de répondre à nos besoins énergétiques futurs.


  • La solution : économiser l'énergie et savoir utiliser les énergies renouvelables



La véritable solution la plus à même de répondre aux problèmes que soulèvent les énergies renouvelables est d'économiser l'énergie.

Cela aurait pour conséquence directe de réduire la demande en énergie et d’ainsi permettre à terme, que les énergies renouvelables répondent à nos besoins énergétiques.

Cette solution est non seulement tout à fait envisageable et ce, dés à présent, mais elle est aussi et surtout, la moins coûteuse (car il est plus coûteux de produire de l'énergie plutôt que de l’économiser).

En effet, il semble impossible (comme nous l’avons vu précédemment) que la demande en énergies baisse étant donné que tous les pays ne cessent de se développer et que l’on améliore constamment notre niveau de vie. C’est pourquoi il est primordial que tous les états et chaque citoyen modifient leurs habitudes de vie et apprennent à économiser l’énergie. Des gestes simples à réaliser quotidiennement sont indispensables pour sauver notre environnement et garantir un avenir sain à nos enfants.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire ces gestes qui permettent d’économiser l’énergie ne représentent pas des contraintes ou des restrictions à avoir sur notre mode et qualité de vie actuelle. Il s’agit simplement d’apprendre à vivre différemment. Cela, sans oublier que le bénéfice double qu’entraîneront ces nouvelles habitudes de vie sera d’agir pour la sauvegarde de la planète et, à plus court terme, de réduire considérablement nos factures énergétiques.

L’autre argument en faveur des énergies vertes est que malgré les défauts que ces énergies présentent, il faut souligner que non seulement, elles sont tout à fait améliorables et le deviendront, mais aussi, elles doivent être de qualité et utilisées correctement pour pouvoir avoir un effet quantifiable.

Dans la plupart des cas, les énergies renouvelables ne sont pas utilisées à bon escient et au bon endroit. Beaucoup de personnes en voulant agir pour l’environnement, ne vont pas prendre le temps d’étudier correctement leur habitat afin de l’équiper au mieux pour économiser l’énergie et, ils vont alors acheter compulsivement des panneaux solaires par exemple, qui seront mal exposés ou qui ne seront d’aucune utilité pour leur habitat et la région dans laquelle elle se trouve (région peu ensoleillée).

Vouloir équiper sa maison pour la rendre efficace du point de vue énergétique est un projet qui demande du temps et qui doit se faire uniquement après une étude approfondie de la structure et de l’environnement de son habitat. Il est nécessaire de souligner que le choix et l’efficacité des systèmes d’énergies vertes dépend pour beaucoup de le la structure initiale de l’habitat sur lequel on souhaite les intégrer. Tous les systèmes n’ont pas la même utilité sur toutes les maisons, et le choix du bon « pack » est du ressort d’un spécialiste, neutre dans son analyse.

(source du schéma : www.dedietrich-thermique.fr/.../pompes_a_chaleur)


De plus, la qualité des installations des systèmes basse énergie est un facteur clé pour espérer réduire sa consommation énergétique. Beaucoup d’entreprises, parce que non formées aux nouvelles techniques énergétiques, vont proposer des systèmes basse énergie de très mauvaise qualité, et il faut s’en méfier.

Ce qu’il est important de retenir ici c’est que certes, la lutte contre le réchauffement climatique est urgente aujourd’hui et il ne faut pas attendre pour agir, mais nous devons néanmoins prendre le temps d’étudier les meilleures solutions possibles pour d’abord, réduire sa consommation puis, dans un deuxième temps, pour utiliser une source d’énergie renouvelable.

Pour en savoir plus...

[Source utilisée pour écrire cet article : Revue "Science et Vie"_ Dossier noir des énergies vertes ; n°1086 ; Mars 2008 et émission radio de France Inter "CO2 mon amour" du samedi 8 Mars 2008]


Camille Boudes

Service Communication et Documentation

Tuvallu –Immobilier et rénovation basse énergie-

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17/03/08

Journées mondiales de l'énergie durable

Du 4 au 7 mars 2008 avait lieu les journées de l'énergie durable à Wells en Autriche. En parallèle avait lieu sur le même site un salon où de nombreux industriels exposaient leurs solutions. Des visites de sites étaient aussi organisées sur le thème du chauffage biomasse.

L’occasion pour Tuvallu de sentir les tendances au niveau européen et de se mettre à jour sur les nouvelles technologies en cours en Autriche, pays du peloton de tête en matière d’efficacité énergétique.

® Michael Hüter

Plus d’infos sur ici

Sommaire

1.Visites techniques
1.1. Bâtiments tertiaire
1.2. Salon de coiffure et boulangerie
1.3. Chaufferie industriel biomasse
1.4. Maison individuelle avec chauffage au bois
2. Chauffage au bois
3. Energie renouvelables pour le chauffage et le rafraîchissement
4. Efficacité lumineuse
5. Conclusion


1. Visites techniques

1.1. Bâtiments tertiaires

  • Installation d’une chaudière bois sur un ensemble de bureau.
  • Chaudière à rendement de 90% utilisée pour le chauffage et l’ECS.
  • Consommation 30 tonnes par ans, le réservoir est rempli deux fois par ans.
  • Cela représente une économie de 63% du coût annuel comparé au vieux système âgé de 22 ans.
  • Ils achètent le bois 175€ la tonne, c’est 40% moins cher que le gaz.
  • Ils ont bénéficié d’une subvention de l'état de 600€/kW produit.
  • Le coût total de l’installation est de 50 000€, ils estiment le temps de retour à 10 ans.


1.2. Salon de coiffure et boulangerie

  • Le système au bois chauffe une surface de 650m² et des capteurs solaires assurent les besoins en eau chaude du salon de coiffure.
  • Coût du solaire 25000€
  • Coût chaufferie bois 10000€
  • Il est juste dommage qu’ils aient mis des lampes allogènes dans le salon et qu’aucune protection solaire ne vienne diminuer les consommations de climatisation.
  • La marque de la chaudière Okofen est disponible vers Montpellier



1.3. Chaufferie industrielle bois

  • D’une puissance thermique de 10MW et électrique de 5MW cette cogénération au bois assure les besoins d’un village de 3000 habitant + les besoins de l’usine de jus de fruit où elle est installée.
  • Elle utilise les résidus de l’industrie forestière toute proche.

1.4. Maison individuelle avec chauffage au bois

  • Un particulier mise sur le chauffage bois plutôt que sur le label passihaus, sans raison bien définit.
  • Son système bois à une puissance de 10kW ce qui est énorme pour une maison neuve bien isolée même si celle-ci fait 185m².
  • Un système solaire assure ses besoins en eau chaude.


2. Chauffage au bois

Outre les traditionnels granulé au bois d’autres types de carburant sont dors et déjà à disposition, comme le chanvre ou la paille. Cependant le chanvre est celui qui pose le moins de problème de corrosion des chaudières.

Il est aussi, plus facile à faire pousser et émet moins de souffre et de chlore qui se combinera dans la chambre de combustion donnant de l’acide.

D'autres infos, ici

Un des inconvénients des granulés est leur faible résistance à l’humidité et le coût du transport, le laboratoire néerlandais BO2 effectue une torréfaction des granulés pour augmenter leur rendement et leur résistance à l’humidité (qui influx aussi sur le rendement des granulés), de plus les granulés vidés de leur humidité sont plus petit et plus léger, ce qui réduit le coût de leur transport.

3. Energie renouvelable pour le chauffage et le rafraîchissement

Selon l’AIE (agence internationale de l’énergie) la demande en chauffage et, dans une moindre mesure, la demande de rafraîchissement représente 40 à 50% de la demande énergétique mondiale.

La recherche en efficacité énergétique, énergie renouvelable et biocarburants, a souvent été négligé par rapport à la production d’énergie classique. Cela est en train de changer car le marché se développe et les coûts diminuent, d’autant que les technologies sont matures. La chine domine le marché mondial et a la plus grande capacité de production dans ce domaine.

Cependant les prix varient selon les régions du fait de leur capacité industrielle et des ressources locales.

Les politiques de soutiens existent dans beaucoup de pays de l’OCDE, et tournent autour de deux axes, la carotte et le bâton, ce dernier étant le moins utilisé.

Pour le moment c’est l’Allemagne qui, avec 5GW de chauffe eau solaire par exemple, domine le marché européen. Alors que d’autre pays, avec les mêmes conditions de ressources, utilisent moins d’énergie renouvelable.

La meilleure politique est celle qui demandera le moins d’investissement de la part des états. Une comparaison entre pays reste difficile car contrairement à la consommation d’électricité et de carburant la demande est réalisée hors site.

Plus les ressources sont faibles (ensoleillement, foret…) plus cela demande d'investissement de la part des états.

Les politiques des états devront s’adapter localement, il n’y a pas de « bonne » solution mais une idée globale : penser global, agir local.

Comme en Espagne les pays au fort ensoleillement doivent rendre obligatoire l’installation de chauffe-eau solaires collectifs sur les nouvelles constructions.

Les investissements des états doivent diriger leurs efforts pour promouvoir l’efficacité des systèmes et des process.

Des efforts doivent aussi être fait pour les labellisations, normalisations et certifications.

4. Efficacité lumineuse

L’efficacité lumineuse représente une source économiquement intéressante pour réduire les émissions de CO2 comme le montre le graphique suivant:

Le marché des lampes basses consommations est en pleine essor, la marque Philips appelle a interdire les lampes à incandescence depuis 2006.

Le changement peut être impulsé par les politiques comme, par exemple, en Afrique du sud où le gouvernement a distribué des LBC à la population car des blacks out sont fréquents.

Dans les écoles, des économies importantes sont possibles car les systèmes ne sont pas à jour.

La qualité lumineuse est un point qui doit être désormais pris en compte.

On peut faire d’importante économie d’énergie en remplaçant les ballasts électromagnétiques par des ballasts électroniques. Explication sur la vidéo ci-dessous:




Le temps de retour est de 12 mois. On peut aussi ajouter des détecteurs de présences qui atténuent la lumière en cas d’absence.

L’éclairage des rues assure la sécurité des personnes c’est pourquoi il est difficile de faire changer les choses, cependant 50 villes en Europe ont déjà changé tous leurs luminaires pour des systèmes reproduisant la lumière du jour, qui s’atténuent de 70% entre 2h et 5h du matin.

Dans le résidentiel on pourrait économiser 70TW en changeant toutes les ampoules. La technologie existe mais il y a des manques dans la chaîne de distribution.

http://www.osram.fr/osram_fr/Grand_Public/Luminaires/LED/index.html

De nouvelles technologies sortent sans cesse ce qui ne permet pas de créer des normes « utilisables » :

  • Halogène master classique (50% d’économies et durée de vie x3)
  • Master LED (45 000 h)

On peut espérer 40% d’économies dans le secteur de l’éclairage.

http://www.asimpleswitch.com/?country=fr

Voici un projet d’éclairage d’un bateau de croisière, Osram se vante d’avoir utilisé un éclairage économe.

Autant se vanter d’imprimer le mode d’emploi d’un 4x4 sur papier recyclé, on dira que c’est toujours mieux que rien…

5. Conclusion

Le secteur est en pleine évolution, les marchés doivent faire des efforts pour rendre accessible les technologies.

Lors des conférences des votes ont été organisés voici quelques uns de ces votes :



A noter que les votants étaient majoritairement des responsables d’agence dans les secteurs de l’énergie. Le travail à faire par la commission sur la directive européenne est encore considérable.

Inciter puis contraindre semble être la politique adoptée par les différents pays de l’UE, stratégie de « la carotte et du bâton ».

Un énorme potentiel d’économie d’énergie se révèle au fur et à mesure des études. Un bémol cependant, les énergie renouvelables pourront-elles suffirent à enrayer l’emballement climatique ? L’Allemagne, championne des énergies renouvelables en Europe loin devant tout le monde voit malgré tout ses émissions de CO2 croîtrent, on parle d'ailleurs de construire de nouvelles centrales au charbon dans d’ancien bassin minier du pays…


Benoit Giraud

Ingénieur Thermicien

Tuvallu –Immobilier et rénovation basse énergie-


04/03/08

Pollution de l’air intérieur : Une menace pour notre santé



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L’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail) à souligné les récents résultats de plusieurs études menées sur les effets de la « pollution intérieure de l’air ». Toutes ont démontré une nette augmentation depuis vingt ans des maladies respiratoires, cancers et allergies.


  • Une pollution néfaste pour la santé à ne pas sous-estimer

On entend souvent parler de « pollution de l’air » et de pics maximums de pollution enregistrés dans les grandes villes ou sur les grands axes routiers, néanmoins on entend beaucoup moins parler de « pollution de l’air intérieur », dont les effets pour la santé sont tout aussi néfastes, voire plus.

En effet, comme l’explique Fabien Squinazi, un membre du laboratoire d’hygiène de la ville de Paris, dans son rapport sur la pollution de l'air intérieur présenté en 2002 lors d'une conférence, bien que nous passions la plus grande partie de notre temps (« 22 heures sur 24 ») enfermé dans notre maison, au bureau ou dans les grands magasins, nous demeurons très peu informés et donc peu vigilant quant aux conséquences à court terme, liées à cette pollution « intérieure » de l’air produite au sein même de notre habitat.

Les études menées ont démontré que non seulement les conséquences de cette pollution sur notre organisme sont en nette augmentation, mais aussi, que l’on est plus exposé à la pollution de l’air à l’intérieur (de son logement) qu’à l’extérieur. Cela est d'autant plus inquiétant que beaucoup de personnes ne découvrent qu'aujourd'hui qu'il existe une pollution intérieure de l'air au sein de nos habitats.

La « pollution de l’air intérieur » en France est donc un problème réel qu’il ne faut plus négliger, car mettant notre santé en péril au quotidien, et qu’il faut surtout régler en repensant la construction et la rénovation de nos habitats et bureaux.


  • Un mauvais équipement directement en cause

Dés 1989, l’EPA, Agence de la Protection de l’Environnement avait déjà mis en garde nos dirigeants contre cette pollution et avait donné les symptômes médicaux qui doivent nous alerter : picotements des yeux, irritations de la peau, somnolence, sinusites, céphalées et autres symptômes allergiques. Les causes principales de cette pollution intérieure sont les Composés Organiques Volatils (COV), autrement dit, les solvants.

Ils sont utilisés notamment dans les vernis, plastiques, moquettes, peintures, et panneaux agglomérés et, à cause d’une mauvaise ventilation, comme c’est le cas pour la plupart des maisons traditionnelles, ils ne sont pas correctement ventilés vers l’extérieur.

Ce phénomène, qui rend le mauvais équipement de nos maisons ou appartements directement responsable de l’apparition de graves problèmes de santé, est caractérisé de « sick building syndrome », autrement dit, le « syndrome du bâtiment malade ».


  • Une Ventilation Mécanique Contrôlée à double flux : un gage de qualité et de sécurité

Tout cela démontre bien combien il est indispensable aujourd’hui d’opter pour une aération contrôlée (de type VMC- ventilation mécanique contrôlée à double flux) qui va garantir en permanence de l’air frais de meilleure qualité car empêchant la fumée ou les odeurs de cuisine de se propager. Ce type d'aération va aussi nous permettre de laisser nos fenêtres fermées en permanence et donc, de mieux se protéger contre les effractions.

Enfin, le fait que la pollution intérieure de l'air existe déjà depuis une vingtaine d’années, devrait aussi nous pousser à agir vite et à entreprendre des travaux de rénovation efficaces de nos habitats. Cela, afin de garantir à nos familles une maison saine et de contribuer à la réduction de la consommation d’énergie. Sans oublier que ne rien faire aujourd’hui aura pour seul effet que le montant de la facture énergétique s'alourdisse.


Camille Boudes

Service Documentation et Communication

Tuvallu –Immobilier et rénovation basse énergie-


Sources utilisées :




13/02/08

Le fond régional d'innovation Créalia soutient Tuvallu


Créalia est un fond régional d'aide à l'innovation destiné à impulser et pérenniser la création d’entreprises innovantes en Languedoc Roussillon. Il permet aux porteurs des projets les plus prometteurs de bénéficier d'un prêt d'honneur à 0%, qui permet de faire levier pour l'obtention d'un prêt bancaire de type OSEO. Créalia est le premier fond français, soutenu par la Commission Européenne, qui intervient avant la création de l'entreprise (www.crealia.org).


Le programme de recherche Tuvallu a été présenté au jury d'experts Créalia le vendredi 7 février, et nous avons obtenu un prêt d'honneur de 38'000€ pour notre outil d'aide à la décision qui permettra à terme le déploiement de notre activité.

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29/01/08

Méthode de calcul du DPE

Algorithmes de la méthode 3CL du DPE

3CL (Calcul Conventionnel des Consommation dans le Logement)

Le diagnostic de performance énergétique réalisée par des professionnels permet d'identifier les consommations prévisionnelles d'énergie ainsi que l'impact de ces consommations sur l'effet de serre, des logements et des bâtiments mis en vente ou loués.

Ces informations sont visualisées par la double étiquette suivante :

Plus d’infos ici

Il s’agit bien sur d’une estimation car :

  • La consommation va dépendre des habitudes de celui qui occupe le logement, frileu ou pas, économe ou énergivore, à chacun ses (mauvaises ?) habitudes. Toujours est-il que le DPE qualifie la qualité énergétique du logement, il y aura donc un écart entre les consommations annoncées et vos futures factures. Cette différence pourrat être en votre faveur ou non.
  • La consommation d’énergie dans les logements est un phénomène complexe, une estimation précise est quasiment impossible, à moins d’effectuer des simulations lourdes avec des logiciels appropriés (type Pléiades, Climawin…). Mais il faudra plus de temps et donc plus d’argent. Les calculs de consommations sont effectués à partir d’algorithmes simplifiés permettant au diagnostiqueur de réaliser un DPE facilement et dans un délai raisonnable.

Cependant, j’ai effectué des comparaisons de simulation entre la méthode officielle du DPE et des logiciels plus élaborés. Il en ressort que pour des logements de taille modeste, le DPE donne des résultats avec 5 à 15% d’écart, ce qui reste raisonnable compte tenu de la nécessaire simplification du DPE pour les raisons citées plus haut.


A partir des justificatifs officiels de la méthode 3CL (pas très clair pour un document officiel…), j’ai établi les algorithmes graphiques.

Voici un exemple pour la consommation d’eau chaude sanitaire (ECS) dans les logements collectifs avec chauffage individuel.

Mode d’emploi :

  • Calcul des besoins (Becs) : Les besoins sont fonctions de la surface (SH) de l’appartement et la température d’eau froide (Tef). Tef varie selon la zone géographique où l’on se trouve. Dans l’Hérault nous sommes en H3. Pour la zone voir page 60 des justificatifs officiels.
  • Calcul des consommations (Cecs) : La consommation dépend du type d’énergie et du type de chaudière. Après avoir repéré son type de chaudière on détermine avec le tableau de gauche Iecs. Reste à multiplier Becs par Iecs pour avoir sa consommation.

La valeur est indiqué est en énergie final noté EF pour avoir la valeur de référence du DPE en énergie primaire noté EP il faut multiplier les valeur trouvées par 1 si l’on utilise des énergies fossiles et par 2.58 si l’on utilise de l’électricité, explication du phénomène ici (page 3).

Attention, certain logiciels de DPE (en vente ou en libre accès sur le site du gouvernement) comportent des erreurs par rapport aux justificatifs officiels. Par exemple lorsque l'on change de zone géographique (la température d'arrivée de l'eau froide varie selon les régions) les consommations d'ECS ne changent pas alors qu'elle doivent varier (§2.1 des justificatifs de la méthode 3CL V15c). J'ai pu noter d'autres erreurs, espérons qu'ils corrigeront ça vite.


J’ai effectué une comparaison pour la ville de Montpellier pour différents systèmes de production d’ECS en faisant varier la surface (m²) d'un appartement.

  • Chauffe eau électrique classique
  • Chaudière à condensation avec production instantanée (avec ou sans veilleuse)
  • Chaudière à condensation avec accumulateur (avec ou sans veilleuse)
On constate qu’il sera très difficile pour de petites surfaces d’atteindrent la classe A du DPE, et lorsque le chauffe eau est électrique cela sera tout simplement impossible.

Cependant comme vous l’avez vu, le calcul tiens compte de peu de paramètre. C’est pourquoi à Tuvallu au-delà du DPE nous préconisons l’utilisation d’outils pour réduire votre consommation d’ECS, comme des réducteurs de pression, des douches à effet venturi…Et bien sûr, autant que faire ce peut, l'utilisation d'énergies renouvelables !!


Benoit Giraud

Ingénieur Thermicien

Tuvallu –Immobilier et rénovation basse énergie-



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